Anselme ARRIEU

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Jean Louis Anselme ARRIEU est né le 11 décembre 1884 à Gaudent (dans les Hautes-Pyrénées).

Il fait ses classes en 1904, au recrutement de Tarbes, n°859.

Anselme ARRIEU est mobilisé dans le 88ème Régiment d'Infanterie en tant que sergent-major.

Blessé par balle à l'hémithorax droit, il est fait prisonnier le 25 août 1914 à Haraucourt.

Il est soigné dans le gymnase de Quedlinburg puis interné dans le camp de Quedlinburg, 5ème compagnie.

Il y fait la connaissance de l'adjudant ROMINGER, avec qui il décide de s'évader.

L'adjudant ROMINGER raconte : "Pour mettre à exécution ce projet avec le maximum de chance, nous avons demandés à partir au travail et avons été envoyés au commencement d'avril 1917 à Königerode (Saxe), dans un poste de prisonniers travaillant à la culture.
Le 28 juin à 22h profitant de l'heure tardive de la rentrée du travail, nous avons pu nous évader. Partant dans la direction de l'est pour dépister les recherches, nous reprenions une heure après la direction nord-ouest pour gagner la Hollande distante d'environ 350K. Marchant la nuit et nous reposant dans la journée durant seize jours, ne vivant de quatre biscuits par jour et d'un peu de chocolat que nous avions pu emporter, nous étions arrivés après de grandes fatigues et maintes poursuites, à hauteur de Münster Westphalie et 60 kilomètres de la frontière. Le 14 Juillet à 23h nous avons été pris dans les circonstances suivantes : marchant sous bois en longeant un chemin de terre, nous avons été surpris par un chasseur civil qui se trouvait à quelques pas de nous. Il nous somma de nous arrêter. Continuant notre route, il nous fit une deuxième sommation et s'apprêtait à faire feu; en raison de la faible distance qui nous séparait de lui et de l'état d'épuisement dans lequel nous étions, nous ne pouvions échapper à ses coups et avons du le suivre. Il nous a remis à un garde civil qui nous conduisit à Münster. En cours de route, voulant essayer à nouveau de nous évader, le camarade Arieu a été blessé d'un coup de fusil qui l'atteint à la tête et aux jambes.
Enfermés quatre jours à Münster puis dirigés ensuite au camp de Quedlinburg, nous avons été punis chacun de cinquante six jours de cellule."

Ses blessures consécutives au coup de fusil reçu au cours de l'évasion sont vraisemblablement assez légères puisque nous n'en trouvons aucune mention dans les archives du CICR ni dans sa fiche matricule. Peut-être sa cicatrice au sourcil gauche provient-elle de cet incident ?

Il continue sa captivité au camp de Quedlinburg et est rapatrié en France le 30 décembre 1918.

Dès 1941 il intègre la Résistance au sein du réseau dit "Combat" aidant notamment les aviateurs abattus ou encore des résistants recherchés par la Gestapo. Ce réseau né dans la région de Saint-Gaudens est compris dans l'Armée Secrète en 1943.

Après avoir sauvé son ami, Gabriel GESSE, Anselme ARRIEU est arrêté chez lui (vraisemblablement après dénonciation) le 17 mai 1944 au moment où il allait partir se cacher. Il est alors déporté à Dachau où il meurt le 21 décembre 1944.

Sources

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Récit de Charles Rominger conservé au CAPM de Pau, fonds "Médaille des Evadés", carton 4, dossier 308.

Voir le site de la mairie de Villeneuve-de-Rivière concernant les faits de résistance d'Anselme ARRIEU.

Voir sa fiche matricule.

Voir au CICR, archive n°P2384, archive n°P19211 .