Victor LOMBARD

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Victor Antonin Marius Célestin LOMBARD est né le 6 juillet 1881 à Marseille (dans les Bouches du Rhône).

Il fait ses classe en 1901, à Marseille, numéro 834.

Il est mobilisé dans le 141ème Régiment d'Infanterie, en tant que sergent.

Il est fait prisonnier le 8 septembre 1914 à Vassincourt.

Il est interné dans le camp de Grafenwöhr.

En juillet 1917, vendant du camp de Cassel, il est transféré dans le camp d'Altengrabow.

Début septembre 1917, il est transféré dans le camp de Stendal

En octobre 1917 il est envoyé au camp de Quedlinburg, dans la 1ère compagnie, baraque 2.

Son chef de baraque, Ernest PIN dit de lui: "Et d'abord à tout seigneur, tout honneur: le Chef, LOMBARD, un Marseillais, 35 ans, Sergent au 141° d'infanterie de Marseille, fait prisonnier fin août 1914, sur le front de Lorraine avec les quelques survivants de sa compagnie décimées par les mitrailleuses: quand je lui ai conté ma réception au 26° d'infanterie par le fameux colonel qui avait évoqué l'Affaire du XV° Corps il fallait voir sa réaction dans le discours indigné, ponctué de "BONNE MERE" retentissants, qu'il a vociféré alors. Dans le civil, il est MAITRE - Typographe à Marseille; très fier de sa profession qu'il aime beaucoup, il raconte souvent qu'elle est une des plus nobles et qu'elle a été la plus ancienne à se syndiquer, mais rien de comparables aux Syndicats d'aujourd'hui où les meneurs cherchent à se promouvoir habilement. Marié, père de 3 enfants, très débrouillard, entreprenant, mais sachant prendre ses risques, il n'a jamais attiré l'attention sur lui: le vrai moyen d'être heureux, dit-il; je l'ai pris dans la stube à titre d'infirmer. Aimé de tous il n'est pas envié. Comme il n'a jamais changé de camp, sachant se faire oublier, il est très connu des camarades. Avec ce que nous lui fournissons il fait une cuisine excellente malgré de faibles moyens. Jovial, de caractère gai, sa correspondance avec sa famille dont il porte sans cesse sur lui la photographie, lui suffit et je pense à la paire d'amis qu'ils seraient devenus avec JACOT et de quelles ressources ils étaient capables. Lui attend patiemment la fin: il est le rayon de Soleil, les jours de "sombritude", dirait Jacot."

Il est rapatrié le 21 janvier 1919.

Sources

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Récit d'Ernest PIN.

Voir sa fiche matricule.

Voir au CICR, archive n°P15835, archive n°62970, archive n°67405, archive n°69421 .